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Ranuculaceae et Berberidaceae : les Ranunculales


Famille de l’Hydrastis et du Berbéris, ces plantes sont pour la plupart riches en alcaloïdes (donc toxiques) dont l’homéopathie sait tirer parti grâce à de fortes dilution.

15CH signifie 15 fois 1 partie diluée dans 99 d'eau (C pour centième et H pour Hahnemannienne).


Les Berberidaceae, les Renonculaceae, Papaveraceae font partie du grand ensemble qu’est l’Ordre des Ranunculales dont la fleur est dite « primitive ».

On y trouve : les Nénuphars, l’Aconit, l’Hellébore.

La Renoncule bien sûr a donné son nom à cet ordre et sa famille les Renonculaceae. Pour les arbres et arbustes on y trouve le Cannelier, le Camphrier, le Laurier rose, le Muscadier absents du jardin. Vous trouverez ici la ficaire, la Clématite la Nigelle.

Chez les Berberidaceae observez le Mahonia, il se développe bien et pourrait bien remplacer les groseilliers qui souffrent davantage de la chaleur.

Nombre de ces plantes sont médicinales, que leurs principes actifs soient toxiques ou pas pour l'homme.

Dans les Ranunculales s'ajoutent les Papaveraceae avec les Coquelicots, et Chelidoine.


Ranuculaceae


Ranunculaceae dérive de Rana = grenouille fait référence aux zones humides où poussent la majorité de ces plantes.



Nigelle de Damas : Nigella Damascena


Cette plante est connue pour son huile extraite de ses graines. Ces dernières ressemblant à des graines de cumin sont appelées aussi faux cumin noir.

Elles ont des propriétés médicinales dans la sphère digestive et intestinale.


 

Ficaire renoncule : Ficaria verna



Seule plante comestible de cette famille - contrairement à l’aconit - les jeunes feuilles (avec modération et avant floraison !) et les racines tubéreuse de ficaire peuvent être consommées cependant un peu amère.

Hypnotique à observer avec sa belle couleur irisée, c’est une plante nyctinastique : la Ficaire se ferme le soir (comme la pâquerette...).


Son tubercule a évoquant la forme de la figue a inspiré le nom de ficaire. Les tubercules servent de réserve et de racines. Ils peuvent être consommés cuits à l’eau salée, la cuisson annihilant la toxicité de la plante mais gare aux excès avec troubles digestifs assurés. Je ne m'y suis pas aventurée.

La ficaire fleurit dans une période ou il y a encore peu d’insectes qui la pollinisent, c’est pourquoi elle utilise une reproduction qui la rend envahissante. Chaque tubercule donne une plante et au pieds de chaque fleur, après floraison naissent des bulbilles (photo 4) susceptibles de redonner aussi une plante. Son tapis couvrant d’un jaune intense m’envoûte. Mais elle est difficile à maîtriser à cause de ses tubercules accrochées aux racines et racines ariennes qu’elle émet. Cependant à la fin de la floraison c’est comme si elle n’avait pas existé. Et je vois réapparaître mes fraisiers !


 

Clématite des haies : Clématis vitalba



Très envahissante et tige très résistante, cette plante grimpante vous donnera faute de pouvoir la retirer, l’occasion de créer des paniers, des couronnes de Noël avec son bois.

Vous souhaitez un atelier chez vous ? Contactez -moi !


Cette variété bleue (photo 1) est décorative mais ce n'est pas elle qui colonise la haie !


Feuille de Clématite


 

Renoncule rampante : Ranunculus repens


Observez comment s'agencent les pétales avant ouverture.

Emerveillez-vous de la transformation du pistil (en vert au cœur de la fleur jaune) en multi fruits.


Telle que le fraisier ou la ronce du jardin, cette plante invasive se propage grâce à ces stolons et va s'implanter un peu plus loin.


 

Papaveraceae


Coquelicot douteux : Papaver dubium

Ce « dubium » m’a fait douter, les Papavers sont environ 80 !

Très proche du rhoeas cependant le dubium a des anthères violettes (avant qu'elles lâchent leur pollen !) et des poils appliqués sur la tige.

Le rapport entre hauteur et largeur des fruits permet leur distinction.




 

Grande Chelidoine : Chelidonium majus


Une partie de cette plante est très intéressantes à utiliser frais. Encore faut-il l’avoir sous la main, elle pousse sur les friches, dans les fossés, et s’est invitée au jardin poussant même dans un mur. On utilise le suc de sa tige, substance jaune irritante sur la peau (nécrosante). Elle doit donc être utilisé que localement et sur la zone à traiter afin de remplacer l’acide salicylique ( à l’action kératolytique) pour supprimer une verrue. (Ne pas utiliser sur une peau fragile et abîmée, ni chez les nourrissons).

Ses fruits sont des capsules longiformes refermant de multiples graines.



 

Berberidaceae


Famille de l’hydrastis et du berbéris, ces plantes sont pour la plupart riches en alcaloïdes (donc toxiques). L’homéopathie sait en tirer parti grâce à de fortes dilutions. Qui dit forte dilution dit beaucoup d’eau pour peu de principe actif. Ce qui permet une utilisation facile. Le principe de l'homéopathie est de soigner le mal par le mal mais à doses infinitésimales. Les effets de la toxicité d'une plante seront combattus par cette même plante utilisée à des doses infinitésimales.



 

Mahonia à feuille de houx : M.aquifolium


C'est en juillet que les fruits apparaissent ainsi que de nouvelles feuilles fraîches plus claires.

A l'automne les feuilles revêtent une couleur rougeoyante très décorative.


Grâce à la Maison de la Nature et du paysage (MNP à DIJON ) je vous recommande cette association) les fruits peuvent faire d'excellentes confitures à condition bien sûr de retirer les pépins au presse purée car comme la racine ils contiennent des alcaloïdes toxiques.

Ces baies ont un gout de fruit rouge pas très mûr, légèrement acide mais goûteux. Avec du sucre ils feront d'excellentes gelées. Elles me rappellent les groseilles de ma grand mère. Ce pieds m'a permis de réunir 300g de jus : de quoi remplir 2 pots à confiture !

Apporté par les oiseaux, je n'ai pas eu à le planter, il en apparaît à d'autres endroit du jardin et dans la rue.



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